Éparpillement en traces éparses

La nuit était claire
Les étoiles perçaient l’obscurité
Comme les points de repères
D’une carte mystérieuse
La lune inondait la rue
Oblique
D’une lumière vive et directe
Je marchais
Légèrement courbée
Le souffle court
Vers des heures immobiles
Peuplées de questions
Et d’absurdité

 

Ce lit ouvert
Brouillon
Comme seule perspective

Horizon délimité
Et contours incertains

Ma vie s’y passe
Lasse
A contempler l’imaginaire

Le ciel bleu au dehors
Filtre
Par les minces interstices
Du volet descendu
En pâles bandeaux
Oranges et poussiéreux
Léchant le sol
Comme un barrage
Contre l’extérieur
Existant
Et ses bruyantes manifestations

 

Si je pouvais écrire
A présent
Au présent
Des autres voix
Que la première
Née dans la douleur
De la douleur
Faire place
Aux échos sourds
Généreux
Que constituent le reste
Et la totalité
Par ses traits multiples
Égarés
Et multi-directionnels
Par ses recoins
Non pas seulement sombres
Dans ce repli
De possibles fertiles
Et dissimulés
Donner unité
A la profuse et productive
Dissemblance lumineuse
Rassemblée

 

Tout
Insignifiant
Grandiose
Du détail
A l’évènement
Un foulard qui se soulèverait
Sous le vent
Ou l’instant d’une rencontre
Capitale
Le concret
Ou le soluble
Lorsque chaque seconde
Constituerait un début
Garder les yeux ouverts
Sur ce qui accroche
Guettant la réaction
Substance
Qui fera naître
La première ligne

 

Nourrir cette vie
Qui s’épuise
Qui s’amenuise
D’être négligée
D’être évitée
Par l’essence
Par la substance
Qui s’origine
De l’intérieur
Du nulle part
Du divin
N’attendant qu’à éclore
Le fond, la forme, l’autour
Enfin cohérents
Alignés

 

La lutte perpétuelle
Contre les vents intouchables
L’immatériel inconnu
La fatale concrétude
Pourrait-elle cesser
Embrasser ce qui est
Son inédite lueur
Précieuse
La mise en accord
Des résonnances
Enfin entendues

 

A la recherche des mots
Mes pierres précieuses
Perlant sous la plume
Qui m’échappe
Et me dépasse presque
Ne m’appartenant déjà plus
Advenus
En réalité extérieure
Offerte au néant
Lorsqu’elle est voix
Qui cherche à se faire
Perçant le voile des rêves
La profondeur des jours
Enchainés

Pas de déguisement
A peine un atténuement

Pas de mensonges
Délicate crudité

A.T.

3 Réponses à “Éparpillement en traces éparses”


  • Bravo ma fille. .ce courage de partager enfin ces mots comme des perles une a une enfilées. …ce souffle qui enfin vient nous caresser , cette emotion douloureuse qui semble s eloigner pour eclore comme un bouquet…
    C est beau , c’est fort. …encore

  • Ca prends le coeur qui résonne encore des émotions faites de pleurs,de peur, de tristesse, de craintes, mais aussi d’impuissance et de confiance malgré tout dans les ressources cachées qui éclosent aujourd’hui au grand jour.

  • Ça coule comme une evidence comme une respiration si longtemps contenue….la noirceur des premiers jours semblent s eloigner…..j aime cette écriture incisive qui claque qui percute qu s insinue au plus profond qui boulverse par sa vérité par la beauté des mots….

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