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Archive mensuelle de juillet 2014

Mystères et indéfinitions

Définis moi
Lorsque j’en suis incapable.
Inconnue.
Donne-moi
Du sens
Et une direction.
Indicibles.
Je ne sais vivre
Qu’à travers
Le filtre énigme.
Le regard.
Tel un cache
Où j’écris
Des limites
En prenant forme
A demi éclose.

 

Rayure, sur le corps.
Incrustée.
Cette marque témoin,
Indélébile.
Une résonance inexpliquée
A l’écho enfoui.
Ricochet,
En rebonds répétés
Affleurant la conscience.
Infusion empreinte,
Les lames
De trouble enfance
Dans l’âme et le ventre.
Trace, des avions laissée
Égratignant
Les ciels étincelants
Sans tâches,
Des étés implacables
Intransigeants
Plombés d’immobile.
Le désir pourrait-il être cela?
Recouvert.
Inavoué.

 

C’est toi
Soudain érigé
Au soleil
De mon enthousiasme
Insurgé
Je sais
Dans les contours
Dans ces regards
Trouble
Tressaillements
De ces gestes
A peine débordés
Trahis
Celui du présent
Intense incandescent
Le futur incarné

A.T.

Retraits

Je ne distingue plus
Ce qui m’appartient
Et ce qui s’est adapté
La défense
Le retranchement
Le pathologique

 

La nuit s’est repliée
M’entourant
De sa profonde épaisseur
Invitante
Enveloppante
Tel un refuge
Abritée

 

Les montagnes
Ont tout avalé
Sur leur passage
Sans appel

 

J’ai ployé
Sous la bruine
D’un Novembre sans teint
Au milieu neutre
Imaginé
Non déclaré

 

Ma biologie détériorée
Semble avoir raison
Des aspirations étouffées
Qui ne parviennent pas
A s’élever
Au-delà du déterminé

 

Aux jours retirés
Je retrouve la nuit
Compagne fortuneuse
Pénétrante
Son épais silence
M’a avalé
Et je m’y glisse
Volontiers
Reconnaissante
Sans retenue
Comme on entrerait
Dans des eaux tièdes
Attisantes
Rassérénantes
Je pourrais m’y perdre
Dissolue
Dans une éternité
Que je chérirais
Sans mesure
Et le calme souverain
S’est invité
Aux portes du soir
Qui a gagné l’espace
Rempli
Rendu

 

Je me glisse
Discrètement
Dans ces poches
De temps amoindri
Fendu de rêves
Baignée d’abstention
A la délectable lenteur
Réfugiée
Sans attente

A.T.

Aux limites d’un final obscur

À un moment, précis ou pas, il fallait faire quelque chose. Faire quelque chose de moi, de cette vie, de ce grand désordre.

Ça chute, se dérobe. Ça se brise et se délite. Petit à petit. Par fragments. Emiéttés. Effilochés. Colères après fureurs. Les prémisses de ce qui s’en va, s’épuise. Cela ressemble à du déjà vu, à du déjà vécu. Les signes. Les détachements. Tout ne s’éclaire plus.

Un indice, timide, un signe qui confirme. Rien ne semble se marquer. Une ligne plus ou moins droite. Projections floues et multiples. Duretés.
Que reste t-il après? Un après prématuré, entre-aperçu. Qui découlerait d’une fin, prévisible, comme une attente, une issu, anticipée. En un lien rompu. Un lieu désert.

Achèvement inconcevable. Innommée. Clôture inimaginée. Impensable. La séparation éventuelle, prochaine, résonnait comme une vérité, terrible, incontournable.

 

L’impensable soustraction
A moi même imposée
En ajustement trouble, paradoxal
De la dissolution
Usée
Réduite
Jusqu’à la perte
D’un recul froid
Et distancé

 

Les forces me manquent
Aux vues des horizons
Que tu as laissés
Et que je ne parviens plus à scruter
Le sol se dérobe
Sous mes pas qui n’avancent point
Tout l’absurde me gagne alentours
Suintant
Il n’y a plus que l’incompréhensible autour
Contagieux
Ni regards, ni paroles
Étrangers
L’épaisseur de l’obscur
À portée de mains m’éblouit
Je suis perdue, je ne marche plus
Un sur place verrouillé, figé
Le malaise massif
D’un non état qui s’installe
A n’être nulle part
Depuis que j’ai passé ta porte
Quitté
Franchissant le seuil
Sans annonce
De ton inévitable effacement
Partie

A.T.

Au départ aveugle

Que reste t-il?
Des heures
Des jours
Compte à rebours
Quelques brefs sursis
Le décompte
Au rythme des larmes
Du temps qui coule
Des tristesses qui s’égrènent
Rien
Pour s’accrocher
J’aurais voulu
M’attacher les doigts
Les espoirs glissent
Je ne compte pas vraiment
Je sais juste
Que cela arrive
Là,
Deux semaines,
Demain
Trop vite
Impossible
De s’attarder
Au départ

 

Je butte
Et je cherche
Mais jamais
Je ne sais
Ni ne trouve
Aucune indication
Je feuillette
J’écoute
Scrutant le vide
Mais les pages restent in-remplies
Le noir aveuglant
Et le calme assourdissant

 

Je m’en vais
Pas comme toi
Qui pars
Je m’en vais
Petit à petit
Je disparais
Effacée
Cela me quitte
La substance
Sentiments
Consistance
Inanimée, presque
Je m’en vais
Bientôt consumée
De tout ce que j’ai donné
Et de l’in-inventé
Une suite raturée
Futur entamé
Il n’y aura rien à écrire
Je m’en vais

 

Je cherche en vain
Mains en avant
Projection
Dans le dense sombre
Et ses profondeurs
Impénétrables
La recherche hésitante
Confuse, troublée
Je m’interroge sans fin
La conviction absurde
J’avance seule
De droite à gauche
L’épais brouillard
Conscience perdue
Abandonnée
Le mystère levé
Du point de mire tombé
Égarement non élucidé

A.T.

Fragments à la conscience affleurée

À la fin
Il y a toujours les mots
Maladroits
A trouver
Incertains
Glissant
Dérobés
Mais c’est un début
Quelque chose
A quoi s’accrocher
Une direction
Même lorsqu’ils manquent
Peinent à venir
Et se frayer chemin
Tourmentés
Aux berges friables
De la conscience
Troublée
Jusqu’à sa surface
Imprécise
Hors d’atteinte

 

Ça me dévore
A l’intérieur
Je ne sais quoi
J’ai beau chercher
Tous les mots
Un a un
Décliné
Inventorié
Je n’en trouve aucun
Qui existerait
Unique
Et rassemblé
Ou qui décrirait
Unifiant
A la pointe
De la plume
Éclaircie

 

Et je me perds
A chercher
A l’expliquer
Je m’évertue
Sans parvenir
A joindre
Les reliances
Mystérieuses
Qui demeurent
Introuvées
Égarées
Devant l’appel
D’un accablant vertige
De l’immense infini

A.T.

Attraction des âmes électriques

Les assiettes
Aux papillons rouges
Les bouteilles entamées
Jonchant la table
Et le sol
Dans le soir
Aux lourdeurs
Soulevées
Qui s’engouffrent
Par les fenêtres ouvertes
Il y a lui
Allongé
Gracieux
Sur le lit blanc
Dandy
Elégamment vêtu
Saillante chemise
Ouverte légèrement
Dans la nuit
Qui s’est avancée
Rapide
Et électrique
Il y a elle
Assise
Gracille
En robe noire
Ses cheveux au carré
Sa frange droite
Ses lèvres peintes
Escarpins rouges
Leurs fines silhouettes
Semblent danser
Synchrones
Et leurs voix mélodieuses
Accordées
Se répondent
Correspondent
Se perdant
En badines conversations
Et sourires charmés
Leur attraction
Transpire
On pourrait la toucher
Du bout des doigts
Les invités sont partis
La fête brillante
Printemps et départ célébrés
S’est terminée
Les notes mélancoliques
S’élèvent
De piano triste et du violoncelle
Pleurant majestueuses
Et résonnent dans le salon
Presque vide
Signant la fin
Le parquet craque
Du rouge sur la bouche
Et dans le fond des verres
Le cendrier plein déborde
Les dernières cigarettes
Se consument
En troubles volutes
Regards imprécis
Il faut rentrer
Et laisser
L’amour se faire.

 

Ils ont écrit
Et dessiné
Les secondes
Innombrables
Déclinées
De leur histoire
Les amants
Maudits
Et magnifiques
Sur les murs
Accrochées
Témoins
Du temps
Écoules
De la passion
Consumée
Dans l’envol
Sans rémission
De leur errance
Sans issu

 

Elle a ouvert la porte
Dans la peine ombre
Il a chuchoté des mots
Dans le silence
Des heures avancées
Son visage est resté glacé
Comme une fermeture
Dans son long manteau
Comme une ombre passée sur lui
Il laissa s’échapper l’ivresse
Qui l’avait recouvert
Son peignoir fleuri
S’est soulevé doucement
Dans la brise
De la nuit profonde
Et de son refus
Délibéré
Elle a refermé la porte
Sur l’obscurité
Et sa rage explosée
Il a cogné
De son poing
La colère qui était restée
Avant de tomber
Dans l’oubli du noir
Du temps qui restait
Avant l’aube approchante
Certaine
Et sur le bois sec
Et poussiéreux
De l’escalier

A.T.

Portraits 3

Il est assis
Bien droit
Dans le fauteuil vieux rose
Qui jure
Avec sa veste rouge
Les jambes
En angle droit
Les mains
A plat sur les genoux
Et les pieds
Bien parallèles
Il a posé son sac
Soigneusement
Le dos contre l’un des pieds
Du fauteuil vieux rose
Il s’y est repris
A trois fois
Pour qu’il soit bien
A la verticale
Il a plié en deux
Sa veste rouge
Qui repose sans plis
Sur le dossier
Du fauteuil vieux rose
Ses vêtement sont pâles
Simples et sans extravagance
Repassés parfaitement
Les chaussures lacées, cirées
Rien ne semble neuf sur lui
Il regarde fixement
Devant
Il attend son tour
Installé
Dans le fauteuil vieux rose
Son visage ne dit rien
Peut être
Que tout va trop bien
Et les yeux délavés
Sont vaguement tristes
Mais sans parvenir
A se décider
Il est là
Sans bouger
Au creux
Du fauteuil vieux rose
Il est juste venu
Au rendez vous
Il s’assied toujours là

-

Il est américain
Il parle de ses chien
Tout le temps
Trois
Son regard s’anime
Son rire surgit
Il éclate
Fort
Libération
Une vague tristesse
Indéfinissable
Contenue dans ses yeux
Le reste du temps
Il parle de la chasse
Il parle de son pays
À l’accent prononcé
Reconnaissable
Entre tous
Il fait la liste
De ses fusils
Il décrit
Son vieux camion
Dès qu’il peut
Tous ses biens précieux
Pas si nombreux
Et sa maison
La démarche faussement roulante
Des lunettes
Petites et rondes
Perchées
En haut du nez
Il n’est pas vraiment grand
Ni gros
Ni maigre
Une apparence
Sans prétention
Aux allures des grands nord
Il est souvent seul
Et vous demande
Ce que vous faîtes
Généreux
Et bienveillant
Il est un fidèle ami
De sa voix claire
Et nasillarde
Il raconte
Ses grandes épopées
Au cœur
De la vaste
Et prolifique nature
Qu’il chérit tant
En attend le jour
Heureux
Où il regagnera
Ses froides montagnes
Dans un mois maintenant
En Décembre

-

Il marche
Lentement
Aller et retour
Inlassables
Au long de cette rue
Il n’emprunte pas même le trottoir
C’est la route
Sur laquelle
Il passe et repasse
Indéfiniment
On dirait qu’il ne sait pas
Où aller
Il semble errer
Plus qu’aligner des pas
Il est arrivé
Beaucoup trop tôt
Il attend
Comme tous les jours
Que le petit café
Au coin
Ouvre
Enfin ses portes
C’est son seul endroit
Il y passe
Chaque journée de sa vie
Il reste assis
Ne dit que quelque mots
Toujours la même table
Dans le coin
Juste après la porte
Jusqu’à la fermeture
Qui arrive
Bien trop tôt
Aujourd’hui
Il marche
Lentement
Aller et retour
Inlassables
Au long de cette rue
Car le café
N’a pas ouvert
Pas à l’heure
Habituelle
Lui
N’est jamais en retard
Alors il attend
Sa petite sacoche
De cuir usé
À la main
Comme perdu
Regardant sa montre
Scrutant
Une lumière
Invitante

A.T.

Portraits 2

Elle fait toujours attention
À ce qu’il n’ait pas froid
À ses côtés
À son bras
Dans ses yeux
Pas une minute ne passe
Sans qu’elle ne soit présente
Jamais loin
Autour de lui
Elle fait attention
À son sucre
Lui beurre ses toast
Chaque matin
Elle l’accompagne
Toujours
Lorsqu’il boit un verre
Le soir
Et même les après midi
Ils partagent leur crêpe
Et ce qu’il grignote
Souvent
Lorsqu’il est quatre heures
Elle se fâche
Lorsqu’il regarde
Ailleurs
Les femmes
Elle rôde
Elle guette
Épie
Observe
Et elle crie souvent
Jalouse
De tout cet extérieur
Qui n’est pas elle
Qui n’est pas eux
Le reprend
Parfois
Et parle
Bien fort
De lui
Surtout
Et d’eux
De leurs voyages
De tout ce qu’ils font
Des enfants qu’ils ont eu
Chacun
Avant de se connaître
L’un d’eux m’a dit
Qu’elle était son ombre
Elle le suit partout
Ils disent
Qu’ils sont inséparables
Elle rit
À tout ce qu’il dit
Elle le trouve très beau
Elle dit
À qui veut l’entendre
Qu’il est tellement attirant
Et qu’elle est encore
Une femme comblée
C’est lui
Cela fait vingt ans
Qu’ils s’aiment
Et plus
Elle s’apprête,
S’arrange
Et se pare
Des pieds
A la tête
Du mieux qu’elle peut
Irréprochable
Impeccable
Tous les jours
C’est pour lui
L’amoureuse

-

La lionne martyre
Fougueuse chevelure
En crinière feu
Flamboyance et énergie
Débordées
Chatoyant regard
Doré
Lueur folle
Et blessée
Un grain d’étrange
Sur la peau
De lait
Corné
Il arrête
Interpellé

Elle s’agite
Animale
En phrases bousculées
Révoltes
En pagaille
Maladroites et bruyantes
Force profusion
Sans démordre
Elle ferme
Ses mots emprise
Comme sur des proies
Butée
Elle ne relâche pas
Dans l’animosité animée
Tempétueuse
Tout bras ouvert en océan
Dévastateurs
Oragés puis invitant
Danse virevoltée
Pour enfin concéder
Désolée
Sans aveu
Sans excuse

Une flamme vacillante
Qui se tient debout
A peine
Étincelle
Crue
Inondée
La rupture menaçante
Une peur dérapée
La cassure
Grondante
Car le sourire
Se courbe
Dérobement
Il a toutes les allures
Du costume trop grand
Qui ne sait que si bien
Qu’il va tomber
Chute

A.T.

Portraits 1

Ses gestes
Trahissent à peine son âge
Cheveu de neige
Éclatante
L’Œil incisif
Clair et profond
Chaque fois qu’il se pose sur vous
Une assurance
Tout juste usée
Il est fier
Il vient d’un temps glorieux
Aux élégantes manières
Et à la belle éducation
Une vivacité pétillante
Il parle sans cesse
Beaucoup
De tout
Il connaît tant
Il veut savoir le plus
De sa verve acerbe
Et grandiose
Il vient vous chercher
Toujours au plus vrai
Il a le ton droit
Et vous êtes sans appel
Face à lui
Il impose
De sa présence
Où qu’il se trouve
Démarche calme
Et assurée
Allures mesurées
En habit étudié
Si bien ajusté
Il était venu quelques jours
Déjà reparti
Il laisse en mémoire
Cette trace
Des hommes grands

-

Bleu vif
A la profondeur des lacs
La froideur
Le feu
Une danse endiablée
Ses yeux trahissant
Contradictoires
L’un se ferme
Parfois
Sage
Calme impétueux
L’autre lucide
Endiablé et mordant
Noyés
Souvent
Mais pas submergés
Ils retrouvent symétrie
Au petit jour
Lundi naissant

Rouge ou blanc
A la limpidité des neiges
Un creux
Insinué dans la peau
Sourire clin d’œil
Il n’en est qu’une
Fossette joyeuse
Sans âge
Elle est sans condition
Parfois s’absente
Colère l’effraie
Fureur rageuse
Elle s’efface
Chaque matin
Soleil levant
Apparition

Orange fièvre
A la folie des lions
Torche vive
Reconnaissable
Distinctive
Les cheveux d’un prince
Un signe
Pays brumeux
Témoin des contrées austères
Rudoyés
Ils parlent de la cruauté
La bêtise vile et sournoise
Des coups
Injures répétées
Au réveil
Encore ensommeillés
Ils sont comme des enfants

Il marche
Au gré de ce qui l’affecte
Ses états
Reflétés
Humeurs variances
Souvent droit
Hésitant aussi
Des pas
Saccadés
Et en ligne
Agités
Ou sereins
Il peut errer
Longtemps
Ou quelques heures
Poursuit l’inconnu
Cours après le passé
Cherche la suite
Une quête
En avant
Un vide
Immense
Un tout
Plus grand encore

A.T.

Percées

Le fil perdu
Du sentiment
Troué tant de fois
Qu’il n’en reste
Translucides
Que des traces infimes
Comme un minuscule invisible
Traversé de doutes
Et de froid

 

Rassembler
Confettis
Et éclats
Épars
Égarés
Retrouver
Un semblant
Un début
D’élan
De sentiment

 

C’est moi-même
Que j’ai perdu
Chutée
En cours d’obstacles
Insurmontés
Disparue
Dans l’énigme
D’un inconnu tyrannique
Où je croyais m’être trouvée
Enfin
Révélée
Alors que
Je demeurais
Pourtant
Innommée
Contemplant
L’autre vacant

 

Une chute
Interminable
Et programmée
Répétée
Au fil
Des rencontres
In-rencontrées
Au sens unique
Des années
D’un miroir
Où j’étais face
A mon propre territoire
Contemplé
Totalité et ignorance
Mystère et perplexité

 

Retrouver
L’alignement
L’unité
Sortir de la découpe
La schize
Héritées
Du point de disjonction
Pour la survie
Minimale
D’un vivant absurde
Mais insistant
A l’encontre
Des voix
Soufflées
Injonctives
Contradictoires
Lorsque la source
Fut menace
Pour un ensemble précarisé
Contaminé
La substance
Quittée
Au prix
De rester debout
Dans le corps
Amoindri
Pourtant
Courbé
La sève
Essentielle
L’inexpliqué
Débordé
Qui avait attaqué
L’intégrité
Il avait fallu
S’en séparer
Rompre le fil
Les extrémités
Abandonnées
Désunies
En quête
En manque
Flottant
L’infini
Entre eux
Irréconciliés

A.T.

12



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