Ciels ici

Les ciels d’ici
Ont des formes et les couleurs
Aux délicatesses et douceurs romantiques
Aux remplissages épars et vaporeux
D’une ponctuation aérienne
D’une communication volatile
Comme un fin tissu de soie
Voletant légèrement
Sous une brise invisible
Au soir profilé
Qui s’abaisse graduellement
A peine une nuance en dessous
Du jour vaillant et consistant
Les ombres s’allongent
Accrochées aux silhouettes affairées
Les contours adoucis
Du monde ralentissant
Un côté assombri
En sage profondeur
Imposant et recueilli
Alors que l’autre se pastellise
En pâle lumière de mystère
Presqu’espiègle
En clin d’œil lancé
Dans un infini moelleux.

Le silence
Plein
L’obscurité
Sourde

Complétude
Parvenue dans l’ultime extrême
Du paradoxe
De leur opposition.

 

Peut-être les ciels ici
Manquent-ils d’expressivité
Reposant ainsi les souvenirs
Encore trop vifs
Malgré le temps passé qui les recouvre
Les bleus ne sont point les mêmes
Que celui
Lance
Qui vient torturer les viscères
Dans une remémoration supliciaire
D’un inexpliqué
Jusqu’à la nausée
Jusqu’au malaise
Obligeant à fermer les yeux
Et les perspectives heureuses
Le trait
Comme une rature
Rayant le cœur
En plein milieu.

Peut-être sont-ils plus calmes les ciels ici
Moins torturés
Moins vastes
Il n’y a pas le vertige
Au souffle coupé
A la poitrine comprimée
Envahissant toute contemplation
Giflant l’affront du regard osé
En même temps que l’espérance.

Peut-être sont-ils plus bas les ciels d’ici
Presqu’à portée de main
Proches et indulgents
Simples
Même lorsqu’ils sont arcs en ciel
Embrasés du soir tombant
A la limite de la déchirure
Lors de certains soulèvements
Ils restent bienveillants, comme neutres
Lit tiède pour les âmes fiévreuse
Qui peuvent s’éclipser à elles-mêmes
Dans l’infusion de leurs douces nuances
Pour quelques fugaces instants
D’un cotonneux d’oubli
Comme dans une absence brève
Du front brûlant sous le linge frais déposé
La disparition
La fin
Comme des impressions obsédantes
Et devenues familières
Ombres errantes
Se profilant
Épousant les lignes du corps
Symétriques aux pensées qui respirent
Compagnes des jours qui s’enchaînent
Sans queue ni tête
Dont le sens
Jamais ne cesse de faire question
Défait les raisons
Tricotés de fortunes
Vaines
De hasards
Vides
Sans éclairement.

A.T.

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