Paralysie

Je m’évertue
En solitudes
Des compartiments
Qui se succèdent
A la lisière
De ce que je voudrais
Des possibles convoités
Je reste
Alanguie
Dans des paresses pansements
Des refuges matinaux
Qui m’économisent
Autant qu’ils m’amoindrissent
Je suis enfermée
Dans une peau prison
Hermétique et demeure
La petitesse intérieure
Constrictive
Les espérances piétinant
Fatiguées
En songes éveillés
Sans déploiement.

 

Les années passent
Immobiles
Sans prise
Comme dans l’absence d’âge
Et d’évènements
La vie s’écoule
Pourtant
En jours multipliés
Empilés
Il me semble encore que j’étais hier
Vingt ans
L’infini des possibles au devant
Je n’aurais pas grandie
Figée
Dans tout ce qui ne s’est pas produit
Rivée à ce qui n’est jamais arrivé
Toute la suite
Comme une inconsistance
Un emprunt.

A.T.

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