Grondement

L’écriture m’angoisse et m’agite
Jusque dans le sommeil
Je sais combien je l’ai omise
Négligée
Faite périr
Échouée
Presque laissée pour morte
Sur le côté
Telle une maladie qu’on ignore
Délaissée
Je sais qu’elle vient signer le trait
De l’indicible trouble
L’essence mouvante
Qui rassemble
Sans jamais les figer
Une partie du flot
De la fièvre
Et du torrent
Emprisonnés.

La démesure gronde
Sa rumeur monte
Et m’atteint
En vagues successives
A m’en brûler la gorge
A m’en contraindre les viscères
A m’en serrer les pensées.
Houle violente
Qui me fait tordre
Qui me fait ployer
Sous sa force
Son impériosité
Sous le poids
Sous le coup
De sa répétition.
Et je reste paralysée,
Dans une attente,
Infinie, haletatnte
Suspendue, sans repos.

A.T.

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